Tax shelter : BNP Paribas Fortis Film Finance consolide son rôle de catalyseur en 2025
En 2025, BNP Paribas Fortis Film Finance a confirmé son rôle central dans le soutien à la création culturelle belge et au développement de l’industrie audiovisuelle, scénique et du jeu vidéo. Au total, 46,3 millions d’euros (+2,5% par rapport à 2024) ont été levés auprès d’entreprises, permettant de financer 146 projets en collaboration avec une cinquantaine de producteurs agréés. Depuis sa création, BNP Paribas Fortis Film Finance a levé un demi-milliard d’euros.

Plus de 10 ans après la refonte de la législation qui le régit, le tax shelter1 – un mécanisme d’exonération fiscale pour les entreprises réinvestissant une partie de leur bénéfice imposable dans les secteurs de l’audiovisuel, des arts de la scène ou du gaming – demeure une niche fiscale prisée des sociétés.
Pourtant, dans un contexte marqué par des incertitudes et un contexte économique incertain influençant la capacité d’investissement de certaines entreprises, la stabilisation des levées de fonds chez BNP Paribas Fortis Film Finance témoigne de la résilience du dispositif et de la confiance durable des partenaires économiques.
Pour Vincent Vandevoorde, responsable de BNP Paribas Fortis Film Finance, « la stabilisation des levées de fonds, après des années de fortes croissances, reflète la solidité du modèle tax shelter et confirme le rôle de notre banque dans l’économie culturelle belge ».
Fondé en 2007, BNP Paribas Fortis Film Finance s’est imposée comme un acteur clé du financement de projets audiovisuels, scéniques et gaming en Belgique. En passant le cap symbolique du demi-milliard d’euros levés en 19 ans et un portefeuille de 950 projets accompagnés, son influence sur l’écosystème culturel belge est majeure. Résultat : une contribution directe à l’émergence de talents, à l’exportation d’œuvres belges et à la visibilité internationale de la création nationale.
Une année marquée par la consolidation
Parmi les projets emblématiques de 2025 soutenus par BNP Paribas Fortis Film Finance, on retrouve :
- Des productions locales comme le film « Radioman » de Frank Van Passel ou « Les Baronnes » de Nadil Ben Yadir, les séries « Dood Spoor », « Familie » ou encore la 3e saison des « Schtroumpfs »
- Des coproductions internationales marquantes, comme le film d’animation « Les Légendaires », « Köln 75 », « Mother » avec Noomi Rapace ou encore l’étonnant « Reflet dans un diamant mort » de Hélène Cattet et Bruno Forzani
L’effet du dispositif s’étend au-delà de l’écran : les arts de la scène représentent désormais 50% des projets financés – principalement des productions de musique classique –, confirmant l’effet de diversification souhaité par le législateur lors de l’élargissement du tax shelter en 2017, tandis que le secteur du jeu vidéo croit lentement, avec 3 projets financés pour plus d’un million d’euros.
Devenu essentiel au financement de ces industries culturelles, le tax shelter est un instrument économique structurant, générant des retombées pour l’emploi, les prestataires locaux, les territoires et les recettes de l’État.
« Le tax shelter génère des recettes fiscales nettes pour l’État, soutient la croissance de studios locaux et attire des productions internationales. En 2026, notre priorité sera de financer tant des productions belges que de renforcer l’attractivité des coproductions internationales. Nous espérons que le législateur maintiendra la stabilité du cadre réglementaire car c’est un facteur déterminant pour garantir l’investissement culturel et la création de valeur », conclut Vincent Vandevoorde.
1 Le mécanisme de la tax shelter permet aux sociétés de production de mobiliser des capitaux auprès d’entreprises assujetties à l’ISOC, en échange de déductions fiscales. Initialement conçu pour le secteur de l’audiovisuel, ce dispositif a été élargi aux arts de la scène en 2017, puis au jeu vidéo en 2023.



