Enseignement supérieur : 1 parent belge sur 4 cherche un revenu complémentaire pour financer les études de ses enfants
Les parents redoublent d'imagination pour financer les études supérieures de leurs enfants : réduire d’autres dépenses, puiser dans leurs économies ou même chercher un revenu complémentaire. Pour la majorité des étudiants universitaires ou en haute école, les parents restent la source de financement principale, qu’il s’agisse des frais d’inscription, du loyer d'un logement étudiant ou du matériel pédagogique. Pourtant, les étudiants doivent souvent contribuer eux-mêmes, notamment pour les sorties ou l’alimentation quotidienne. Un job étudiant aide de nombreux jeunes à couvrir ces coûts supplémentaires. Le choix entre rester chez ses parents ou vivre en kot dépend souvent du budget – et tous les étudiants ne sont pas satisfaits de leur situation de logement. C’est ce qui ressort d’une enquête menée auprès de 300 parents belges d’étudiants de l’enseignement supérieur, réalisée par le bureau d’études Profacts pour le compte de BNP Paribas Fortis.

À l’approche de la rentrée académique, de nombreux étudiants et leurs parents commencent à établir leur budget. Une écrasante majorité (85%) des parents dont les enfants sont aux études prennent au moins une mesure spécifique pour financer les études de leur fils ou de leur fille. Ainsi, 59% doivent réduire certaines dépenses au profit des frais d’études. Chez les parents d’étudiants résidant dans un kot, ce chiffre grimpe même à 74%, une proportion bien plus élevée que chez ceux dont les enfants restent à la maison (55%).
Près de 6 parents sur 10 (58%) ont épargné spécialement pour offrir à leur enfant la possibilité d’obtenir un diplôme supérieur. Plus de la moitié (52%) mobilisent une épargne qui n'était initialement pas spécifiquement destinée aux frais d’études. Un quart (26%) des parents ont même cherché un revenu complémentaire, par exemple via un flexi-job. Enfin, un peu plus d’un parent sur dix (12%) déclare avoir contracté un prêt bancaire pour permettre à son enfant de poursuivre des études.
Les études principalement financées par les parents
Il n’est pas surprenant que de nombreux parents consentent des efforts particuliers lorsque leurs enfants souhaitent poursuivre des études supérieures : chez plus de 6 étudiants sur 10 (62%), les principaux frais (frais d’inscription à l’université ou en haute école, matériel pédagogique, transport et ordinateur portable) sont pris en charge par les parents. Seuls 29% des étudiants doivent contribuer à au moins l’un de ces 4 postes de dépense. Les 9% restants n’ont rien à débourser de leur poche, leurs parents couvrant une partie des coûts, et bénéficiant en outre d'une autre source de financement, comme une bourse d’études.
Plus de 8 parents sur 10 (81%) dont les enfants résident dans un logement étudiant en couvrent également les frais. Seuls 4% des étudiants en kot assument seuls leur loyer, tandis que 13% en partagent le paiement avec leurs parents. En ce qui concerne l’alimentation quotidienne, trois quarts (75%) des étudiants peuvent compter sur leurs parents. Les autres doivent payer eux-mêmes, au moins en partie, leur nourriture et leurs boissons – une situation plus fréquente chez les étudiants en kot (32%) et ceux qui exercent un job (30%).
En outre, 79% des étudiants reçoivent régulièrement de l’argent de poche. Cette proportion atteint même 91% pour les étudiants en kot, contre 75% pour ceux qui résident toujours chez leurs parents. En moyenne, ils perçoivent respectivement 250€ et 130€ par mois.
Vie sociale
Outre le travail, la vie étudiante inclut bien sûr des moments de détente. L’enquête révèle que les parents sont moins enclins à financer également les sorties de leur enfant. Seuls 31% des parents interrogés déclarent le faire. Les deux tiers estiment que l’étudiant doit assumer ces dépenses entièrement (43%) ou partiellement (24%).
Là encore, les résultats montrent une différence claire entre les étudiants en kot et ceux vivant chez leurs parents : dans la première catégorie, plus de la moitié (53%) paient eux-mêmes leurs sorties, contre seulement 40% dans la seconde.
Jobs étudiants
Les étudiants financent souvent leurs loisirs grâce à un job étudiant. Près de 6 sur 10 (58%) exercent un travail. Selon les parents interrogés, 57% de ces jeunes qui ont un job assument entièrement les coûts liés à leur vie sociale. À titre de comparaison, seulement 6% d’entre eux doivent payer seuls leurs frais d’inscription, et 8% leur matériel pédagogique.
En kot ou pas ?
Trois quarts des parents interrogés (74%) déclarent que leurs enfants étudiants vivent chez eux. Le quart restant habite en kot (24%) ou en appartement (2%). Tous ne sont pas satisfaits de cette situation : un étudiant sur 6 (16%) vivant chez ses parents préférerait résider en kot. Bonne nouvelle pour ce dernier groupe : près de 3 parents sur 10 (29%) indiquent que leur enfant emménagera prochainement dans un logement étudiant.
Les parents dont les enfants ne logent pas dans un kot avancent deux raisons principales pour expliquer ce choix. Premièrement, le prix : plus de 4 parents sur 10 (44%) estiment que c’est trop cher. Deuxièmement, la localisation du campus : pour 43% des parents, celui-ci est accessible depuis le domicile, rendant le kot superflu.
L’outil d’analyse budgétaire de BNP Paribas Fortis
Grâce à l’outil d’analyse budgétaire intégré à Easy Banking App, les clients accèdent à une vue dynamique de leurs finances. À l’aide de graphiques représentant les revenus et les dépenses, ainsi qu’une ventilation automatique par catégories, ils peuvent facilement maîtriser leur budget et identifier les postes sur lesquels ils pourraient réaliser des économies.
Pour chaque catégorie de dépenses, le client peut créer un « budgetmètre », qui permet de définir un plafond pour des dépenses spécifiques, comme le « matériel pédagogique », les « sorties » ou « l’alimentation ». Cet outil facilite également les comparaisons mensuelles pour ces postes.
« Notre enquête révèle jusqu’où les parents sont prêts à aller pour offrir toutes les chances à leurs enfants », déclare Laurent Loncke, Head of Retail Banking chez BNP Paribas Fortis. « Nos conseillers sont à l’écoute pour aider nos clients à établir un budget réaliste pour les frais d’études, adapté à leur situation personnelle. Une vision claire des revenus et des dépenses est alors indispensable. Grâce à l’outil d’analyse budgétaire et aux budgetmètres dans Easy Banking App, les clients peuvent suivre leurs dépenses en toute simplicité et les ajuster si nécessaire. »
Méthodologie
L’enquête a été menée en ligne du 13 au 19 août 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 300 parents belges d’étudiants de l’enseignement supérieur ou d’étudiants qui entameront leurs études cette année.



